.Il est de ces passions cachées qui ne cessent de s'échouer , que l'on sent là se déchirer comme des vagues sur des rochers au pied de ces falaises hautaines nos pauvres pudeurs sont si vaines. On fait semblant, on ironise nos sentiments , on les déguise , on joue le bel indifférent mais l'autre s'en fout complètement qu'on en fasse trop ou pas assez : On tombe toujours à côté... On garde au fond de soi, ce poids lourd que l'on porte comme une branche morte : On se retrouve là sur le pas d'une porte qui ne s'ouvrira pas. A défaut de vivre l'histoire on la fabrique tout seul le soir : ce nom, cette voix, ce visage , on mendierait pour un message .Un ami appelle à vingt heures , on laisse parler le répondeur : On ne choisit pas qui l'on aime , ni ce désir qui se déchaîne , l'étrange plaisir de souffrir . Il n'est pas de mots pour le dire , on voudrait tant que tout s'efface mais il n'y a que le temps qui passe... On garde au fond de soi ce poids lourd que l'on porte comme une branche morte . On se retrouve là sur le pas d'une porte qui ne s'ouvrira pas.